Souci (nom masculin, subst. masculin)


1ère signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Plante de la famille des Composées, donnant une fleur jaune, radiée, qui a une odeur forte. "Une fleur de . Souci des jardins. Souci des champs."
Il se dit aussi de la Fleur même. "Cueillir des s. Couleur de ."



2ème signification de l'Académie française (éd. 1932-35)

Nom masculin 

Soin, préoccupation, inquiétude. "Léger . Souci cuisant. Noirs s. Cette affaire lui donne bien du . Avoir du . Vivre sans . Prendre du . Être dévoré de s."
"Être en de quelque chose, de quelqu'un," Prendre intérêt à quelque chose, à quelqu'un, ressentir de l'inquiétude au sujet de cette chose, de cette personne. "Je suis en de sa santé. Écrivez-moi vite, je suis en grand de vous."
Fam., "C'est là le moindre de mes s, le cadet de mes s" se dit d'une Chose dont on ne se met nullement en peine.
"Sans-souci." Voyez ce mot à son rang alphabétique.



1ère définition d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Souci des jardins, plante composée à capitules jaunes, radiés, qui répandent une forte odeur, calendula officinalis, L.
FÉN.: « Florise parut ce qu'une belle anémone paraîtrait parmi des s »
BÉRANG.: « Mes jeunes rivaux, ma chère, Ont le ciel si gai ! Chez eux la rose foisonne, Chez moi le »
    Familièrement. Être jaune comme un , comme , avoir le visage extrêmement jaune.
    Couleur de cette fleur. Un foulard . L'orange et le .
BUFF.: « D'un gros jaune »

 2   Souci des champs, calendula arvensis, L.

 3   Souci d'eau, populage, renonculacée, caltha palustris, L.

HISTORIQUE
    XIVème siècle
DU CANGE: « Solsequium, cle »
    XVIème siècle
MAROT: « Mais il y eut de la e : Voilà qui me trouble le sens »
MAROT: « De vos jardins arrachez le soucy »
PARÉ: « Les myrmecies seront curées, y appliquant dessus du pourpied pilé, ou feuilles de soulcy avec un peu de sel »

ÉTYMOLOGIE
    Lat. solsequium, de sol, soleil (voy. ce mot), et sequi, suivre ; parce que les capitules semblent suivre en leur inclinaison le côté où brille le soleil ; comparez tournesol.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE 1. SOUCI. Ajoutez :

 4   Nom d'un papillon diurne, colia edusa, très commun dans la campagne, H. PELLETIER, Petit dict. d'entomologie, p. 20, Blois, 1868.


2ème définition d'Emile Littré

Subst. masculin 



 1   Soin accompagné d'inquiétude.
MALH.: « Elle qui n'a de moi, ni de mes larmes »
RÉGNIER: « Et moi qui, jeune encore, en mes plaisirs m'égaie, Il faudra que je change et malgré que j'en aie, Plus soigneux devenu, plus froid et plus rassis, Que mes jeunes pensers cédent aux vieux s »
CORN.: « Rodrigue, fuis, de grâce, ôte-moi de »
CORN.: « Sans prendre aucun de votre dignité »
LA FONT.: « Votre compassion, lui répondit l'arbuste, Part d'un bon naturel ; mais quittez ce »
LA FONT.: « Aux noces d'un tyran tout le peuple en liesse Noyait son dans les pots »
LA FONT.: « En quoi peut un pauvre reclus Vous assister ? que peut-il faire Que de prier le ciel qu'il vous aide en ceci ? J'espère qu'il aura de vous quelque »
LA FONT.: « Les enfants n'ont l'âme occupée Que du continuel Qu'on ne fâche point leur poupée »
LA FONT.: « Des s dévorants c'est [la richesse] l'éternel asile »
SEGRAIS: « Ils plaignaient tour à tour leur amoureux »
FÉN.: « Il [Pygmalion] prête l'oreille au moindre bruit, et se sent tout ému ; il est pâle, défait, et les noirs s sont peints sur son visage toujours ridé »
VOLT.: « Si quelqu'un est en de savoir ce que je fais dans mes chaumières »
J. J. ROUSS.: « Je jetais mes livres dans le public avec la certitude d'avoir parlé pour le bien commun, sans aucun du reste »
    Familièrement. C'est là le moindre de mes s, le cadet de mes s, je ne m'en inquiète nullement.
    Vous ne vivrez pas longtemps, vous prenez trop de , se dit à ceux qui se mêlent mal à propos des affaires d'autrui.

 2   Fig. et poétiquement. Objet pour lequel notre inquiétude est éveillée.
MALH.: « Beauté, mon beau , de qui l'âme incertaine A, comme l'océan, son flux et son reflux »
CORN.: « Touche, je veux t'aimer, tu seras mon »
BOILEAU: « Ce nouvel Adonis, à la blonde crinière, Est l'unique d'Anne la perruquière »

 3   Un sans-souci, voy. SANS-SOUCI.

HISTORIQUE
    XIVème siècle
J. BRUYANT: « Moult estoit de laide figure, Soussy fu par nom appellés »
     Guesclin. 12323: Par foi, or voi je bien, le cuer avez failli, Que vous voi maintenant entrer en ce soussi
    XVème siècle
BASSEL.: « Bon cidre oste le soussy D'un procès qui me tempeste »
    XVIème siècle
MARG.: « Mais, monseigneur, quant tout est dist, mon principal soucy est de vostre santé »
LANOUE: « Les enfans sans »
LANOUE: « Soucis mondains »
RONS.: « Pour charmer mon , Page, verse à longs traits du vin dedans ce verre »
RONS.: « .... Et que daignez avoir de mon »
RONS.: « Aime-t-il point une autre amie Depuis qu'il s'en alla d'ici, Ou s'il m'a tousjours en ? »
MONT.: « Ses parents [de Caton], ses domestiques et beaucoup de gents de bien en estoient en grand soulcy [à cause de son conflit avec Métellus] »
MONT.: « À quel soulcy ne nous desmettons-nous pour leur commodité [de nos chiens et de nos chevaux] ? »
LEROUX DE LINCY: « Soucy d'yvrogne »

ÉTYMOLOGIE
    Substantif fait du verbe er ; bourg. sôci.


3ème définition d'Emile Littré

Subst. masculin 


Souci d'hanneton, voy. HANNETON et SOURCIL.


1ère signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Fleur jaune, radiée, qui a une odeur forte, et qui vient en automne. On le dit aussi de La plante qui porte cette fleur. "Une fleur de . Couleur de . Souci des jardins. Souci des champs."
Fam., "Être jaune comme un , comme ," Avoir le visage extrêmement jaune.



2ème signification éditée en 1835 par l'Académie Française

Subst. masculin 


Soin accompagné d'inquiétude. "Souci cuisant. Léger . Noirs s. Les s qui troublent les jours des rois. Cette affaire lui donne bien du . Avoir du . Vivre sans . Prendre du . Être dévoré de s."
Fam., "C'est là le moindre de mes s, le cadet de mes s," se dit D'une chose dont on ne se met nullement en peine.
Fam., "C'est un sans-souci," C'est un homme qui ne se tourmente de rien, que rien n'empêche de se divertir.



1ère ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Fleur jaune, qui a une odeur forte, et qui vient en Automne. "Une fleur de . Couleur de souci. La fleur de a quelques propriétés médicinales".
On dit proverbialement, "Être jaune comme ," pour, Avoir le visage extrêmement jaune.



2ème ancienne définition de 1798 (Académie Française)



Soin accompagné d'inquiétude. "Souci cuisant. Cette affaire lui donne bien du . Avoir du souci. Vivre sans . Prendre du ".
Il se prend souvent en Poésie pour, "Chagrin accompagné d'inquiétude".
Proverbialement, en parlant d'Une chose dont on ne se met nullement en peine, on dit, "C'est là le moindre de mes soucis, le cadet de mes-soucis".
Dans le style familier, en parlant d'Un homme qui ne se tourmente de rien, que rien n'empêche de se divertir, on dit, que "C'est un sans-souci".



1ère signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Sorte de fleur jaune, qui a une odeur forte. "Une fleur de . Couleur de . La fleur de a quelques propriétés médicinales."
On dit proverbialement, "Être jaune comme ," pour dire, Avoir le visage extrêmement jaune.



2ème signification éditée en 1762 (dictionnaire de l'Académie Française)



Soin accompagné d'inquiétude. "Souci cuisant. Cette affaire lui donne bien du . Avoir du . Vivre sans . Prendre du ."
Proverbialement, en parlant d'Une chose dont on ne se met nullement en peine, on dit, "C'est là le moindre de mes s."
Dans le style familier, en parlant d'Un homme qui ne se tourmente de rien, que rien n'empêche de se divertir, on dit, que "C'est un sans ."



1ère signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Sorte de fleur jaune, qui a une odeur forte. "Un bouquet de . couleur de . il est jaune comme ".



2ème signification éditée en 1694 (selon l'Académie Française)

Subst. masculin 


Sollicitude, soin accompagné d'inquietude. "Souci cuisant. cette affaire luy donne bien du . c'est le moindre de mes s".




Emplacement dans le dictionnaire :

soubresaut
soubresauter
soubrette
soubrevèste
soubreveste
souc
souche
souche de cheminée
souchet

soucier
soucier (se)
soucieux
soucoupe
soudable
soudage
soudain
soudainement
soudaineté
soudan
soudant




Quelques citations relatives :

Citation n°1 de Jean MORÉAS (Iphigénie)

...engendré par ton père pour goûter tous les biens d'un sort toujours prospère. Comme tu sens la joie, il te faudra souffrir. La volonté des dieux, il la faudra subir ; car mortel tu naquis.. mais un souci te presse : ne t'ai-je vu tantôt te réveiller soudain ? Tu fis briller la lampe et, soupirant sans cesse, tu traçais cet écrit que tu tiens dans ta main. Tu pleures, ô mon roi ! Quelle est donc ta...


Citation n°2 de Jean MORÉAS (Poèmes et Sylves : 1886-1896)

...tes jeux. PÈL. PASS., JONCHÉE, DISCOURS Du barat d'or affronteur, son diffame l'un apprête ; et de laurier imposteur, que l'hiver outrageux guette, l'autre couronne sa tête. De brigue point n'ai souci, ou de menteur faste, si, mon pouce, alerte tu mêles dessus les cordes jumelles, narguant envie et tous sots, les parlantes philomèles au susurre des ruisseaux. ô qui, sur le double mont, d'un miel...


Citation n°3 de Pierre LOTI (Mon frère Yves)

...par mois quinze francs, dont il gardait dix pour sa mère ; années passées la poitrine au vent, à vivre demi-nu en haut de ces grandes tiges oscillantes qui sont des mâts de navire, à errer sans souci de rien au monde sur le désert changeant de la mer ; années plus troublées, où l'amour naissait, prenait forme dans l'âme vierge et inculte, -puis se traduisait en ivresses brutales ou en rêves...


Citation n°4 de Pierre LOTI (Le Roman d'un enfant)

...pour me diriger vers les sciences et décider de ma carrière : là était le point noir de son retour. En attendant cet arrêt redoutable, j'allais au moins m'amuser et m'étourdir le plus possible sans souci de rien, m'en donner librement et plus que jamais, pendant ces vacances que je considérais comme les dernières de ma vie de petit enfant. CHAPITRE LXX Après le dîner de midi, il était d'usage chez...


Citation n°5 de Edmond ROSTAND (Cyrano de Bergerac)

...être seul, être libre, avoir l'oeil qui regarde bien, la voix qui vibre, mettre, quand il vous plaît, son feutre de travers, pour un oui, pour un non, se battre, -ou faire un vers ! Travailler sans souci de gloire ou de fortune, à tel voyage, auquel on pense, dans la lune ! N'écrire jamais rien qui de soi ne sortit, et modeste d'ailleurs, se dire : mon petit, sois satisfait des fleurs, des fruits, mê...


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